Le cabomba de Caroline (Cabomba Carolinianna )
Le cabomba de Caroline est une plante submergée, d'eau douce qui provient des climats tempérés du sud-ouest de l'Amérique du Nord et du Sud. Le cabomba de Caroline est une plante commune d'aquarium, qui se vend dans les animaleries de l'Amérique du Nord et pose une menace pour les eaux Ontariennes. En dehors de son aire naturelle de répartition, il est une plante envahissante extrêmement compétitive. Les transferts du cabomba de Caroline en Ontario et dans d'autres parties du monde, sont généralement le résultat d'un manque d'attention lors de la disposition du contenu d'aquariums, en dehors de leur habitat naturel. Le cabomba de Caroline a proliféré aux États-Unis, d'un secteur infesté à un autre, à partir des bateaux de plaisance.
Caractéristiques
Le cabomba de Caroline se distingue par ses feuilles submergées en éventail et formées d'une arborescence de fines aiguilles, qui sont groupées par deux, à chaque nœud de la tige. Sa couleur varie de vert pâle à vert foncé et tourne parfois au roux. On le reconnaît aussi à sa petite fleur blanche (1,3 cm de diamètre) à pistil jaune. Parfois on retrouve sur la plante des petites feuilles flottantes (environ 1,3 cm de long et 0,8 cm de large) de part et d'autre de la tige. La plante ressemble au myriophylle verticillé (Myriphyllum spp.), au (Megalondonta beckii) et au (Ranunculus longirostris).
Même si le cabomba de Caroline semble ne pas produire de semences viables en dehors de son aire naturelle de répartition, cette plante se multiplie par reproduction végétative de fragments de tige ou de rhizomes, qui sont facilement transportables vers de nouveaux milieux aquatiques. Vers la fin de la saison, où ils grandissent, leurs tiges commencent à être plus fragiles, brisent et prolifèrent, pour donner une nouvelle plante. Ces segments peuvent survivre en hiver, même en dessous d'un lourd couvert de neige.
Le cabomba de Caroline pousse dans des endroits boueux, dans l'eau stagnante ou bien dans de l'eau qui coule très lentement. On peut aussi le retrouver dans les ruisseaux, les rivières, les lacs, les étangs et dans les fossés. Il est généralement remarqué dans des endroits peu profonds, de 1 à 3m (3,3 a 9,8 pieds), mais il peut pousser dans des emplacements ayant 10 m (33 pieds) de profondeur. Quelques espèces de canards et de poissons mangent le cabomba de Caroline, dans leur milieu naturel de répartition, et il procure une couverture pour les petits poissons et le plancton.
Répartition
Le cabomba de Caroline a été découvert en 1991 au Lac Kasshabog, en Ontario, au Nord Est de Peterborough. Il s'est depuis étendu dans la Rivière du Nord, la Rivière du Sud et dans le Lac "Big Moutain". Il est originaire des régions subtropicales tempérées de l'est de l'Amérique du nord et de l'Amérique du Sud. Aux États-Unis il a été introduit dans les états du Nord-Est, celui de Washington et de l'Oregon, et est maintenant présent dans plus de 30 états. Le cabomba de Caroline a aussi été introduit en Malaisie, en Australie, en Inde, au Japon et en Nouvelle Guinée, par les déversements de contenants d'aquariums dans les cours d'eau.
Impact
Une fois établi, le cabomba de Caroline est une plante envahissante extrêmement persistante et compétitive. Il peut former des peuplements denses, qui nuisent aux autres plantes indigènes, obstruent les ruisseaux et les canaux de drainage, font obstacle aux utilisations récréatives (par exemple : la natation et la navigation de plaisance) et nuisent à l'esthétique.
On ne connaît pas bien les effets du cabomba de Caroline dans les zones tempérées du nord, mais on pense que les retombées écologiques seront de longue durée. Sa présence est susceptible de supplanter les plantes aquatiques indigènes et de modifier la composition des populations de poissons. Lorsque les peuplements denses de cabomba de Caroline meurent, le niveau d'oxygénation change tellement que les poissons et les organismes aquatiques peuvent en mourir.
Prévention
[ Fanwort Find ]
Lorsque le cabomba de Caroline s'est établi, il n'y a pas de méthode de contrôle connu approuvé au Canada. Les méthodes mécaniques sont souvent utilisées, seulement de petits fragments de plantes, qui sont laisser derrière sont suffisants pour rétablir de nouveaux plants. Dans quelques endroits, où le niveau de l'eau peut être contrôlé, une méthode appelée "drawdown" a été employée aux États-Unis, qui consiste à vider l'eau à un niveau où les plantes et les graines sèchent, sans pouvoir repousser. Il y a quelques herbicides, qui ont été utilisés sur le cabomba de Caroline, mais les impacts à long terme sur les autres organismes ne sont pas précis et il n'y a aucun herbicide approuvé pour cet usage en Ontario. Des barrières, qui bloquent la lumière et préviennent la croissance ascendante, ont été employées dans de petits secteurs, mais celles-ci peuvent avoir un effet négatif sur les organismes benthiques (insectes et autres plantes), et doivent être maintenues et attachées. Prévenir la prolifération du cabomba de Caroline dans d'autres secteurs est notre meilleure défense et vous pouvez aider de la manière suivante:
Propriétaires d'aquarium
En Ontario, il est interdit de remettre à l'eau les organismes d'un aquarium. Veuillez prendre les précautions suivantes, pour empêcher la propagation du cabomba de Caroline et d'autres espèces exotiques:
- Ne les remettez jamais à l'eau, ni l'eau d'un aquarium, directement ou indirectement (par canalisation) dans des eaux naturelles, des fosses de drainage ou des égouts
- Videz l'eau de votre aquarium sur la terre ferme.
- Retournez au magasin, ou faites don à une école, des poissons, des escargots et des plantes de votre aquarium, que vous ne voulez plus.
Communiquez avec un club local ou avec l'association canadienne des clubs d'aquarium au 905 682-2991 ou en visitant le site Web: www.caoac.on.ca
Appelez la ligne d'information sur les espèces envahissantes au 1 800 563-7711 pour signaler des espèces exotiques ou pour obtenir plus de renseignements à ce sujet.
Pêcheurs et plaisanciers, veuillez prendre toutes les précautions, avec votre équipement, comme souligné dans la section: Prévention, sur notre site internet.
|